La GCP dans la pratique

Comparé avec l'Approche Cadre Logique (ACL) où il s'agit surtout d'obtenir le point de vue des parties prenantes pour définir le projet, la GCP concerne plus le gestionnaire de projet. Il n'est pas surprenant que cette méthode est devenue populaire dans les grandes organisations et les institutions donatrices. La GCP est une bonne méthode pour gérer plusieurs projets à la fois, pour voir à ce qu'ils soient conformes à la stratégie globale de l'organisation et conformes aux règles et procédures.

Pour les petites organisations qui ont moins de projets, la GCP pourrait sembler une approche trop lourde qui ne vaut pas la peine. Cependant, la GCP nous montre que le développement est beaucoup plus que faire des activités avec vos bénéficiaires. Il faut avoir un image clair d'où vous voulez aller dans le long terme, et vos projets devriez tous provenir d'un bon sens d'orientation. Sinon, vous allez finir avec tout un tas d'activités différentes qui seront difficiles à gérer (et pour lesquelles il est difficile de trouver le budget nécessaire). Il y a beaucoup d'organisations qui ont fini dans cette situation.

La GCP vous oblige aussi à réfléchir sur ce que vous allez faire quand les choses ne vont pas comme prévu, et vous permet d'apprendre de ces expériences. La méthode reconnaît que l'environnement dans lequel vous travaillez est en constante évolution, ce qui signifie qu'il faut être flexible et capable de s'adapter.

Apprendre des succès ainsi que des échecs est tout aussi important. Juste essayer de faire du bien ne suffit pas. Vos bénéficiaires ont le droit de recevoir une assistance de qualité et d'obtenir le meilleur que vous pouvez leur offrir. Le développement international et la lutte contre la pauvreté, les maladies, l'inégalité... sont des domaines complexes qui n'ont pas besoin d'amateurisme bien intentionnée (bien que les professionnels peuvent aussi apprendre de l'enthousiasme et le bon esprit de petites actions de bénévolat).

L'idée du cycle d'apprentissage en GCP est solide . Il nous apprend aussi à vérifier nos actions et d'y réagir, ou en d'autres termes à faire preuve de flexibilité dans l'exécution de nos projets. Cependant, nous savons tous qu'il existe souvent un grand écart entre la théorie et la pratique. La GCP est également une approche qui favorise les procédures et les modèles standardisés, ce qui peut mener à la rigidité et un lourdeur administratif. La GCP est un modèle simple qui facilite la gestion de projet, mais elle peut aussi pousser les gens à simplifier trop les réalités situations complexes du développement . Comme l'ACL - dont elle intègre - la logique rigide de cause à effet force les gens de mettre à côté des éléments importants. Surtout lorsque cette logique est combiné avec des règles rigides comme "un maximum d'un but objectif spécifique par projet".

D'autre part , la GCP a été utilisé pour gérer des programmes énormes et complexes qui combinent des actions dans de nombreux pays et régions partout dans le monde et sur de longues périodes de temps. Dans ces cas, l'ensemble du programme regroupe des actions spécifiques et des sous-actions dans différents endroits à différents moments. Pour gérer ces programmes complexes, il vous faut une approche de gestion de projet qui va plus loin que celle d'un projet individuel et simple.

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